Soirée remise de dons 🎁

Hier soir, mercredi 12 novembre, l’équipe du V and B Fest’ a accueilli les représentants des trois associations partenaires de l’opération Dons Solde Cashless pour une soirée de remise de dons au bureau de production du festival, à La Maroutière (Château-Gontier sur Mayenne). 🙌

Un moment convivial et solidaire, placé sous le signe de la rencontre et du partage, qui marque la fin d’une belle cinquième édition du V and B Fest’.

Une générosité toujours au rendez-vous

Comme chaque année, le festival proposait à ses festivaliers de faire don de tout ou partie de leur solde cashless aux associations partenaires, toutes les 3 présentes sur le Village V and B Fest’.

Grâce à la mobilisation de tous, 18 000 € ont été récoltés cette année, un montant en hausse par rapport à 2024 (16 500 €) !

👉 Répartition des dons :

  • 9 445 € pour Le Refuge de l’Arche

  • 4 258 € pour Les Petites Mains

  • 4 255 € pour Les Restos du Cœur

Ces dons permettront de soutenir des actions locales et concrètes, au service des humains comme des animaux.

🐾 Le Refuge de l’Arche : protéger et soigner la faune sauvage

Créé en 1968 par le CEPAN (Club d’Étude et de Protection des Animaux et de la Nature), le Refuge de l’Arche œuvre depuis près de 50 ans pour le sauvetage d’animaux sauvages et exotiques victimes d’abandon, de trafic ou de captivité.
Plus d’un millier d’animaux y sont accueillis, soignés et, quand cela est possible, réhabilités dans leur environnement naturel.
Le Centre de Sauvegarde de la Faune Sauvage Locale “Valentine & Jacques Perrin” complète cette mission en prenant en charge toute l’année des animaux blessés ou en perdition.

🧶 Les Petites Mains : du réconfort pour les femmes touchées par le cancer du sein

Créée en 2021, l’association Les Petites Mains réunit des bénévoles qui tricotent des prothèses mammaires et confectionnent des coussins cœur, offerts gratuitement aux femmes atteintes d’un cancer du sein.
Les prothèses, douces et légères, sont réalisées en coton ou en acrylique selon les usages, tandis que les coussins sont conçus pour soulager les douleurs post-opératoires.
Une belle initiative locale portée par des bénévoles passionnés et solidaires.

🍽️ Les Restos du Cœur : lutter contre la précarité depuis 1985

Fondés par Coluche, les Restos du Cœur poursuivent leur mission essentielle : fournir des repas gratuits aux personnes en difficulté et lutter contre toutes les formes d’exclusion.
Au-delà de l’aide alimentaire, l’association développe des actions d’insertion sociale et professionnelle, portées par un vaste réseau de bénévoles sur tout le territoire.

Une soirée sous le signe de la solidarité

Cette soirée de remise de dons a été l’occasion pour l’équipe du V and B Fest’ d’échanger directement avec les associations, de mettre en lumière leurs engagements et de remercier les festivaliers pour leur générosité.
Une belle manière de rappeler que le festival, au-delà de la musique et de la fête, reste profondément ancré dans des valeurs humaines, locales et solidaires. ❤️

Les festivals : une tradition qui remonte à l’antiquité

Ah, les festivals, ces événements où l’on découvre, en rentrant, que les paillettes et le crayon ont servi de pochoir à nos coups de soleil et où l’on chante faux, mais avec conviction au milieu d’inconnus. ✨ Mais comment sont nés les festivals ? D’où viennent-ils ?

Aux origines : quand les Grecs se mettaient déjà bien…

Si vous pensez que les festivals sont une invention moderne, détrompez-vous. L’humanité a toujours eu un petit faible pour la fête. Dès l’Antiquité, on organisait des célébrations pour tout et n’importe quoi : les moissons, les dieux, la victoire en bataille, ou tout simplement parce que c’était vendredi. 🤷

Prenez les Grecs, par exemple. Avec leurs Dionysies : des festivités en l’honneur de Dionysos (dieu de la démesure), ils avaient déjà tout compris. Théâtre, musique, litres de vin… Un prototype du festival moderne, sans les bracelets cashless ni la scène Craft. 🤘

Les Romains, eux, ont suivi avec leurs propres versions, les Saturnales : une semaine entière où on inversait les rôles sociaux, où les esclaves faisaient la fête avec les maîtres, et où tout le monde se lâchait. Un festival avec un concept aussi osé qu’une programmation où Juliette Armanet côtoie Shaka Ponk. (V and B Fest’ 2023 👋)

L’âge d’or des kermesses et des foires

Après la chute de Rome, l’ambiance s’est un peu calmée. Finis les beuveries géantes, place aux fêtes religieuses et aux foires médiévales. Entre jongleurs, troubadours et buvettes médiévales (qui auraient sûrement mérité un contrôle sanitaire), l’esprit du festival commençait déjà à pointer le bout de son nez : une grande réunion populaire, une excuse parfaite pour se retrouver, s’amuser et faire la fête, le tout autour de musique. ❤️

Les troubadours se lançaient en tournée (les premières têtes d’affiche), tandis que les jongleurs assuraient le spectacle, et les badauds venaient profiter du show. On était encore loin du camping sauvage et des toilettes sèches, mais l’idée de l’événement festif prenait doucement forme.

L’essor des festivals au XXe siècle

À partir du XXe siècle, les festivals commencent à se structurer et à ressembler à ce que nous connaissons aujourd’hui. En France, avant la Seconde Guerre mondiale, le festival le plus ancien de France, les Chorégies d’Orange, nées en 1869, posent les bases d’un rendez-vous dédié au théâtre et à l’art lyrique, bientôt rejoint par le festival de Béziers en 1894. 🎭

Les festivals de musique classique, en particulier, prenaient de plus en plus d’ampleur, principalement pour une élite culturelle. Les concerts de J.S. Bach en 1829 en Allemagne, marquent le début des festivals de musique classique en Europe. Plus qu’un simple concert, ces rassemblements commencent à prendre une dimension culturelle et sociale.

Dans le même temps, la musique populaire faisait discrètement son entrée dans les festivals, et ce n’est que bien plus tard, à partir des années 1960, qu’un vrai tournant musical eut lieu…

La révolution des festivals modernes

Puis un beau jour de 1969, une bande de jeunes chevelus a décidé de poser des guitares dans un champ et d’attirer un demi-million de personnes (rien que ça). Woodstock. L’événement qui a changé la donne et montré au monde que la musique pouvait être l’excuse ultime pour se retrouver à plusieurs milliers et s’enlacer dans la boue. 🧚🏻‍♀️💕 C’est un peu le grand-père de tous les festivals modernes, finalement.

Ce fut le déclic. Derrière, les festivals ont fleuri comme des champignons après la pluie 🍄 : Glastonbury, Coachella, Les Francofolies, et bien sûr, V and B Fest’. De la musique, une identité forte, une ambiance unique, et cette sensation qu’on vit quelque chose de fort le temps d’un week-end :

Et apparemment, ce n’est pas qu’un sensation… ⬆️

Et aujourd’hui ?

Aujourd’hui, le festival n’est plus seulement musical : il se décline en version gastronomique, artistique, gaming, médiéval, geek, sportif… Il y en a pour tous les goûts (oui, même pour les fans de fromage 🧀). Mais au fond, peu importe l’époque ou le style, l’essence du festival reste la même : une bulle hors du temps où l’on partage un moment et une passion commune.

Alors, la prochaine fois que vous vous retrouvez en festival, coincé dans une file d’attente avec un inconnu pour des frites, rappelez-vous : vous participez à une longue tradition qui dure depuis des siècles. 🤗

Et entre nous, c’est quand même plus chouette qu’une foire médiévale sans sono…

Ces artistes qui sont partis de rien

On les voit remplir des salles, faire chanter des festivals et apparaître dans nos playlists… Mais avant d’être sous le feu des projecteurs, ces artistes ont écumé les tremplins, les petits bars et les scènes locales. Et si aujourd’hui leurs noms sont connus de tous, c’est en grande partie grâce à des dispositifs comme des tremplins (Tremplin du V and B Fest’, Les Inouïs du Printemps de Bourges, Buzz Booster) qui offrent aux talents émergents une opportunité, celle de se faire repérer.

Un tremplin musical, c’est quoi exactement ?

Ces concours musicaux ne se contentent pas de mettre les artistes sur scène. Ils les accompagnent, leur offrent des résidences, des conseils et surtout une visibilité précieuse. Passer par un tremplin, c’est avoir la possibilité d’être remarqué par des professionnels, d’intégrer des programmations de festivals et parfois même de signer avec un label. Certains gagnent des Victoires de la Musique quelques années après, d’autres s’installent durablement dans le paysage musical indépendant. Bref, c’est un véritable coup de projecteur sur des talents en devenir.

Prenons l’exemple des Inouïs du Printemps de Bourges, un passage presque incontournable pour qui rêve d’une carrière musicale. Ce dispositif a vu émerger des artistes qui remplissent aujourd’hui les plus grandes salles et dont les morceaux tournent en boucle (Zaho de Sagazan, Ben Mazué, Rilès, Aloïse Sauvage, Christine and the Queens, Hyphen Hyphen, BEKAR, Yoa, Danyl…). Même constat du côté du Buzz Booster, un tremplin hip-hop qui a révélé des rappeurs (Carbonne, Kikesa, Némir…)

Le Tremplin du V and B Fest’ suit cette même logique : offrir une première grande scène aux artistes émergents et leur permettre d’accéder à un public plus large. Ce tremplin a déjà mis en lumière des groupes et musiciens prometteurs (Antes et Madzes, Kristel, For the Hackers).

Finale du Tremplin V and B Fest’ 2024

Au-delà des tremplins, d’autres structures, comme Le Carré à Château-Gontier, scène nationale et centre d’art contemporain d’intérêt national, joue un rôle clé et s’associe notamment au Tremplin V and B Fest’. Le Carré soutient ainsi la création artistique de manière globale en accueillant diverses résidences artistiques.

Toujours hors tremplin, le festival Les Trans Musicales, a permis à bon nombre d’artistes de se faire une place dans des styles variés, du rock à l’électro en passant par la chanson et le rap (Nirvana, Ben Harper, IAM, Justice, Daft Punk…)

Le rôle des SMAC

Si ces tremplins sont des accélérateurs de carrière, ils s’appuient aussi sur un réseau : celui des Scènes de Musiques Actuelles (SMAC). Ces salles jouent un rôle important dans l’émergence des artistes, en leur offrant des conditions de jeu professionnelles, des résidences et un premier contact avec un public averti. En Mayenne, on compte notamment Le 6par4 à Laval et en Maine et Loire, le Chabada à Angers. Ces lieux sont bien plus que des salles de concert : ils sont des lieux où les artistes peuvent tester leurs morceaux, affiner leur présence scénique et se confronter à un public plus exigeant.

La persévérance avant tout

La reconnaissance ne vient jamais du jour au lendemain. Derrière chaque succès, il y a des heures de travail, de concerts devant trois personnes (dont deux amis et un serveur), de refus et de remises en question. Mais il y a aussi ces petites scènes, ces opportunités saisies, ces tremplins qui transforment une passion en carrière.

Prenons Orelsan. Il n’a pas été lancé grâce à des contacts dans le milieu ou à un gros label. Il a commencé en postant ses morceaux sur YouTube, un geste simple qui a ouvert la porte à une carrière incroyable. Sans piston, sans gros moyens, mais avec de la persévérance et en saisissant les bonnes occasions, il a réussi à se faire une place parmi les plus grandes figures du rap français.

Alors, c’est quoi le secret ?

Saisir chaque opportunité, considérer la scène comme un terrain de jeu et transformer chaque performance en tremplin. Et peut-être qu’un jour, qui sait, on écrira sur vous ?

Petit rappel : J-1 avant la fin des inscriptions pour le Tremplin du V and B Fest’ !

👉 S’inscrire au tremplin